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Un drôle de débat sur l'identité nationale jeudi 5 novembre 2009
, par
Les OGRES Universalistes Pragmatiques et Concrets
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Où ont-ils la tête ? Même s'il n'est pas plus noble préoccupation que les valeurs qui cimentent un pays, il y a quelque anachronisme à ce débat théorique quand le souci des Français est de trouver ou de garder leur travail. La précipitation avec laquelle l'Élysée oblige des préfets désemparés à organiser trois mois de réflexion sur l'identité nationale - mais pas européenne - rend suspecte la pureté d'une intention dont on connaît, par avance, les conclusions sur l'usage de la Marseillaise ou du drapeau tricolore. Initiée par Nicolas Sarkozy, la démarche s'inscrit dans une stratégie qui confirme que le chef d'État s'occupe aussi bien des grandes idées que des zizanies cantonales. Fin 2007, nous avions eu droit à une séquence sur le religieux dans la politique. En 2008, il n'était question que de « politique de civilisation ». Dont on n'entend plus beaucoup parler... « Je me méfie des débats théoriques », disait, hier, Bernard Kouchner. Une diversion ? Confiée à Éric Besson, le ministre affréteur de sièges charter pour Kaboul, elle établit un lien direct entre immigration et identité, suggérant que la première nuit à la seconde. La meilleure manière de réfléchir à ce qui unit la France - heureux résultat d'influences successives - ne consiste pas à surligner ce qui nous différencie. Mais, comme l'écrivait Renan, « à avoir beaucoup de choses en commun » et à « avoir oublié bien des choses ». Organisée par les préfets, « qui pourront ouvrir leurs réunions au public », elle paraît trop institutionnelle pour attirer les foules. Lancée à quatre mois des régionales, elle est perçue comme une diversion. Les Français seraient 64 % (sondage BVA des 27 et 28 octobre) à y voir une opération destinée à faire oublier les affaires récentes, à remobiliser un électorat de droite assez déstabilisé ou à diviser un peu plus la gauche. L'opposition a vu la ficelle. Marine Le Pen, aussi, qui, relancée par l'affaire Frédéric Mitterrand, surenchérit sur « l'escroquerie électoraliste ». Bref, ça sent la com'. Dommage. Car il y aurait matière moins à théoriser qu'à parfaire cette identité. On se sent français - ou européen - lorsque la politique considère chaque personne en lui offrant l'égalité des chances, l'équité fiscale, la solidarité sociale, un pouvoir citoyen, une représentation paritaire à tous les échelons du pays. Si on voulait bien ne pas le réduire à du marketing autour de l'immigration, ce débat intéresserait les Français. Parce qu'on aime toujours la maison que l'on a bâtie ensemble. Source : http://www.ouest-france.fr/actu/act...
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proposé par... Les OGRES Universalistes Pragmatiques et Concrets
Individualité - Unité - Universalité |
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