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Une minute de terreur puis l'enfer - Pourquoi il faut aider Haïti jeudi 14 janvier 2010
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Les OGRES Universalistes Pragmatiques et Concrets
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Une minute de terreur, puis l'enfer. C'est ainsi, selon les premiers témoins, qu'Haïti s'est effondrée mardi soir. La faible profondeur du séisme, sa proximité de la capitale Port-au-Prince, la force et la durée des secousses : tout a contribué à faire de ce tremblement de terre une véritable catastrophe. À commencer par l'extrême vulnérabilité d'une population haïtienne totalement dépourvue de moyens. Ainsi, il a fallu plus de douze heures pour savoir si le président de la république la plus pauvre des Amériques était encore en vie. C'est dire si les moyens de communication sont rudimentaires. Des milliers de familles sont toujours sans nouvelles de leurs proches. Habitations de fortune ou bâtiments officiels, toutes les constructions ont été touchées. Haïti est l'un des pays les plus démunis de la planète. Dès lors, l'un des plus exposés aux conséquences des désastres naturels. Un pays sur lequel le sort s'acharne. En crise politique quasi permanente depuis son accession pourtant précoce à l'indépendance, en 1804, cet État de quelque neuf millions d'habitants accumule les disgrâces. Libéré, il y a vingt-cinq ans, du régime de peur des trop célèbres tontons macoutes, il a connu, depuis, cinq coups d'État. Frappé, il y a dix-huit mois, par une série de cyclones dévastateurs, le pays a aussi fortement pâti des secousses économiques. En subissant de plein fouet, tout d'abord, en 2008, la forte hausse des prix des matières premières. Haïti compte parmi la trentaine de pays où ont éclaté de violentes émeutes de la faim. Puis, la crise financière internationale a également eu des répercussions indirectes sur le quotidien des Haïtiens. Car de nombreuses familles survivent grâce à l'argent envoyé au pays par les émigrés partis aux États-Unis ou au Canada. Cet argent rapatrié pèse même deux fois plus que l'aide internationale. Les Haïtiens sont, en fait, les premiers à s'aider eux-mêmes. Or, la récession de l'économie nord-américaine a directement pesé sur les ressources à disposition de ces travailleurs installés en Floride ou dans l'Ontario. Tous les indices de développement le montrent, Haïti a besoin d'aide. Classé par les Nations Unies au 149e rang, sur 182 pays, en matière de développement humain, le pays n'est leader mondial que dans un seul classement, celui du chômage, avec un taux de plus de 60 %. En matière de santé, d'alphabétisation, d'espérance de vie, tous les chiffres sont dans le rouge. Quant aux infrastructures, elles sont à la mesure des moyens du pays. On comprend pourquoi, à intensité égale, un séisme peut relativement épargner le Japon, et littéralement abattre Haïti. Depuis mardi soir, ce besoin d'aide est une question de survie. « Un effort majeur de secours va être nécessaire », affirmait, hier, le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon. L'Onu, présente en Haïti avec 9 000 hommes dans le cadre d'une opération de stabilisation politique qui commençait à porter ses fruits, est elle-même directement touchée. Depuis hier, l'aide internationale est au rendez-vous, tant au niveau des États que des associations et des organisations humanitaires. C'est heureux. L'effort doit être majeur, mais aussi durable pour aider les Haïtiens à trouver un sens à leur destin. Laurent Marchand Source : http://www.ouest-france.fr/actu/act...
Haïti. Une minute de terreur puis l'enfer
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proposé par... Les OGRES Universalistes Pragmatiques et Concrets
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